Un secteur en pleine mutation… pas toujours accompagné
Pensez à votre dernier été. La fréquentation était au rendez-vous, les demandes se multipliaient en physique, par téléphone, sur les réseaux, via des chatbots ou des formulaires en ligne. Mais vos équipes avaient-elles tous les outils pour y répondre efficacement ? Poser la question, c’est souvent reconnaître qu’il y a un écart.
Le tourisme est l’un des secteurs où les transformations se cumulent le plus vite : la révolution numérique, les enjeux environnementaux, l’exigence d’accessibilité, la montée en gamme des visiteurs. Ce cocktail crée des situations inédites que ni la formation initiale ni l’expérience seule ne permettent de gérer.
Un conseiller en office de tourisme qui ne maîtrise pas les bases du référencement naturel perd de la visibilité en ligne. Un responsable de site patrimonial qui ne sait pas adapter sa communication aux personnes en situation de handicap se prive d’un public entier. Un directeur qui n’a jamais entendu parler d’IA générative prend du retard sur ses concurrents.
Ce n’est pas une question de mauvaise volonté. C’est simplement que la formation continue reste trop souvent relayée au second plan, faute de temps, de budget identifié, ou de vision claire sur ce qui existe.
| En France, les entreprises de moins de 50 salariés — dont font partie l’immense majorité des structures touristiques — consacrent en moyenne moins de 1 % de leur masse salariale à la formation. Pourtant, la loi leur ouvre des droits de financement souvent sous-utilisés. |
Ce que la non-formation coûte vraiment
On parle rarement du coût de la non-formation. On préfère évoquer le coût d’une journée en salle. C’est pourtant là que se joue l’essentiel.
Un salarié non formé à l’accueil de la clientèle internationale rate des opportunités de vente à l’espace boutique. Une équipe qui ne sait pas animer ses réseaux sociaux voit sa destination perdre en attractivité face à des concurrents plus agiles. Un office de tourisme qui ne comprend pas les indicateurs de pilotage prend des décisions à l’aveugle. Et une structure qui n’engage pas de démarche RSE risque de se retrouver hors-jeu dans les appels à projets publics et les attentes d’une clientèle de plus en plus sensible à l’impact environnemental.
La formation n’est pas une dépense. C’est un investissement dont les retours sont concrets : meilleure qualité d’accueil, communication plus efficace, équipes plus autonomes et plus motivées, et une capacité à anticiper les transformations plutôt que de les subir.
Ce dont les professionnels du tourisme ont besoin — et qui existe déjà
L’Institut du Tourisme de Bretagne, organisme de formation de la Fédération des Offices de Tourisme de Bretagne, a construit au fil des années un catalogue ancré dans les réalités du terrain. Non pas des formations généralistes plaquées sur le secteur, mais des programmes pensés pour et par des professionnels du tourisme.
Quelques exemples de ce que font les équipes au quotidien — et pour lesquels des formations concrètes existent :
- Développer les ventes en boutique et renforcer le conseil personnalisé — parce qu’un office de tourisme est aussi un espace commercial, et que vendre une expérience locale s’apprend.
- Maîtriser les outils numériques : réseaux sociaux, SEA, création de contenu vidéo, IA générative — parce que la visibilité digitale conditionne désormais l’attractivité d’une destination.
- Engager sa structure dans une démarche RSE et de tourisme durable — parce que les visiteurs d’aujourd’hui, et surtout ceux de demain, choisissent des destinations qui ont du sens.
- Accueillir les publics en situation de handicap et respecter les exigences d’accessibilité — parce que l’inclusion n’est pas une contrainte réglementaire, c’est un marché et une valeur.
- Construire et animer des visites guidées pour tous les publics, y compris via la gamification — parce que la médiation culturelle se réinvente et que les visiteurs cherchent des expériences mémorables.
- Piloter sa structure avec méthode : management, gestion administrative, droit du travail, comptabilité — parce qu’une destination performante commence par une structure bien gérée.
À cela s’ajoutent des formations en développement personnel — gestion du temps, gestion du stress — qui répondent à la réalité d’équipes souvent réduites, polyvalentes, et sollicitées de toutes parts, surtout en haute saison.
Pourquoi maintenant ?
La saison 2026 approche. Les budgets de formation pour l’année sont encore, pour beaucoup de structures, à définir ou à mobiliser. C’est le bon moment pour se poser la question : quelles compétences manquent vraiment à l’équipe ? Quels projets patinent faute de savoir-faire ? Quel collaborateur attend depuis longtemps une montée en compétences qui n’est jamais venue ?
L’Institut du Tourisme accompagne gratuitement les structures dans cette réflexion : identification des besoins, orientation dans le catalogue, activation des financements disponibles (OPCO, CPF, plans de développement des compétences). Avec plus de 15 ans d’expérience dans le secteur et un réseau de plus de 2 000 professionnels formés en Bretagne, l’équipe connaît les réalités du terrain.
Les formations sont proposées en présentiel — principalement à Pontivy, Rennes et Nantes — et en classes virtuelles pour les sessions à distance. Les formats sont courts et adaptés aux contraintes des petites équipes : la plupart des modules se déroulent sur une à trois journées, avec des méthodes pédagogiques qui privilégient la pratique et les échanges entre pairs.
Investir dans la compétence, c’est investir dans votre destination
Le tourisme breton a toutes les ressources pour continuer à rayonner. La qualité de ses paysages, de son patrimoine, de ses savoir-faire n’est plus à prouver. Ce qui fait la différence entre une destination qui stagne et une destination qui progresse, c’est souvent la capacité de ses professionnels à s’adapter, innover et se renouveler.
Et ça, ça s’apprend.
